Category Archives: Divers

#Trump-De la démagogie en Amérique

Co-écrit avec Stéphane Bussard, #Trump-De la démagogie en Amérique analyse la présidentielle américaine en mettant l’accent sur les technologies utlisées par les deux candidats. Décrit par « Le Monde » comme l’un des livres les plus originaux écrit sur cette campagne et « passionant » #Trump raconte comment Donald Trump a choisi les réseaux sociaux, gratuits, pour mener une campagne insurectionnelle contre sa rivale Hillary Clinton et quelles ont été les conséquences de son choix, notamment sur l’avilissement du discours politique. #Trump traite aussi de la question de la démocratie représentative à l’époque numérique.

#Trump est disponible dans toutes les librairies ainsi que sous forme électronique.

Vous trouverez ici l’entier de la revue de presse et des émissions qui lui ont été consacrées.
couverture-trump

 

 

 

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La TV sur le téléphone. Vraiment?

Oui. Chez Anyscreen nous y avons toujours cru. C’est assez simple, la mobilité n’est pas un besoin mais une nouvelle condition du monde globalisé. C’est la conviction qui nous a amené à créer NanoTV® en 2005. C’est Paul Valéry qui disait que « l’historien fait pour le passé ce que la tireuse de cartes fait pour le futur. Mais la sorcière s’expose à une vérification et non l’historien. » En lisant les études qui tentent d’imaginer le développement de ce phénomène, nous voilà réconfortés. Sorciers? Nous aimons finalement assez bien cette idée! La dernière en date estime qu’en 2011, plus de 400 millions de « nomades globaux » regarderont la TV sur leur téléphone!

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50 millions de blogs, et moi, et moi et moi…

50 millions de blogs. Au moins. C’est Technorati qui l’annonce. C’est son dernier recensement et donc c’est un chiffre réel. Il est vraisemblablement inférieur à la réalité car Technorati ne parvient pas à recenser pas la totalité des blogs publiés. La lecture de ce comptage est tout de même assez excitante quand on y pense. Elle en dit long je crois sur l’avidité que nous avons a imaginer des futurs enchanteurs au travers du partage de nos enthousiasmes.

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Merci Andrew Marr: Dans la bouche de l’ancien patron du service politique de la BBC qui a démissioné afin de « fondamentalement changer de vie » ( il n’a gardé qu’une émission dominicale ) ces quelques mots sur le métier de journaliste font du bien à lire…

“I think it’s really important that journalists remember we are marginal people. We’re the frame around other people’s achievements. Any culture in which journalists are central is a pretty rotten, decadent one, on the way down, so I won’t think I’ve achieved anything particularly substantial until I’ve created a brilliant book or painting or something . . . I would probably be happier as a second-rate painter than a so-called, first-rate celebrity.”

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Peut-on concilier éthique et anonymat dans les entreprises?

Cas répertorié : l’entreprise étouffe – parfois fatalement – sous le non-dit, le mensonge et la peur. La sclérose institutionnelle calcifie la créativité et paralyse l’innovation. La haute direction se gausse de « communiquer » alors qu’en réalité, elle est profondément enlisée dans un discours circulaire et répétitif ; la source des idées est tarie. Au sein de la « base » quelques habiles snipers flinguent régulièrement sur tout ce qui bouge, nourrissant le discours d’eux » et « nous » ou plus souvent d’eux » contre « nous ». La majorité des collaborateurs, elle, l’index humide dans la bouche, se la coince ; elle est prise en otage. Pour certains, souvent les plus compétents, aller au travail devient physiquement écœurant. Dans la bouche, c’est le goût des cendres.

Une éthique de l’anonymat?

Et si les blogs, oui les blogs, pouvaient servir de remède à ça, contribuer à rouvrir des canaux de communications obstrués, relancer la machine à idées, ou plus simplement à envie.
De plus en plus d’entreprises dans le monde, spontanément ou sous la contrainte, le pensent et l’encouragent. D’abord réticentes mais absolument incapables d’endiguer la prolifération des blogs d’employés, elles ont décidé d’en tirer profit, et de jouer le jeu. Ca n’est pas toujours facile, car l’une des conditions de départ est évidemment d’accepter que les collaborateurs puissent s’exprimer sous couvert d’anonymat, que les avantages d’ouvrir la discussion sous pseudo l’emportent sur le malaise créé par la validation de cette forme de communication. Parce qu’on le sait, un petit quarteron de ce que les DRH appellent des « leaders négatifs à haute capacité de nuisance » est souvent capable à lui seul de terroriser une grande entreprise dans son ensemble. Or, en libérant la parole, même anonymement, ces « leaders négatifs » sont systématiquement minorisés. Le sentiment ambivalent « haine-amour » qui anime malgré tout chaque collaborateur, à tous les niveaux de l’organisation et jusqu’au sommet, a une chance de rebasculer vers le pôle positif.
Je pourrais bien sûr vous citer des entreprises ou des organisations en Suisse qui bénéficieraient grandement de l’ouverture d’un tel blog. Je préfère vous guider sur un bon exemple : www.minimsft.blogspot.com. C’est peut-être le discours le plus critique qu’on puisse lire aujourd’hui dans la blogosphère contre le géant de Seattle. C’est aussi l’un des plus lu et des plus nourris par les employés de la boîte. « Je l’ai créé parce que j’aime profondément Microsoft. Je ne voudrais pas travailler ailleurs » dit son créateur. Anonyme.

(Chronique parue sur Bluewin le 25 octobre 2005 )

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Les petites musiques du génie

Les génies sont aussi, parfois, frivoles! Le mathématicien Stephen Wolfram. qui avait obtenu son doctorat en math en une année, à 20 ans, vient de se mettre en ligne un site sympa: en utilisant ses algorithmes – algorythmes…- on peut se composer sa petite sonnerie. Le choix des variables est, évidement, venant d’un homme comme lui impresionnant. Après tout, Wolfram a fait fortune en développant Mathematica, le logiciel de référence pour analyser des systèmes complexes…

WolframTones: An Experiment in a New Kind of Music

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Un grain de beauté sur la fesse…

J’emprunte mon titre à Nougaro. « Dans l’âme, j’ai un grain de folie. Tu as un grain de beauté sur la fesse. Dis-moi, de ces deux petits grains dans ce grand lit, lequel des deux va germer, princesse? » J’y pense après avoir appris par le patron du site francophone de Bluewin sur lequel j’ai le plaisir de tenir une chronique que  » les titres à connotation sexuelle » attirent systématiquement davantage de lecteurs. Bon, voilà qui n’est pas vraiment une surprise. C’est le mot « Sex » est le plus souvent tapé dans Google. Mais bon, c’est un peu attristant tout de même. Ainsi, tous chroniqueurs bluewiniens confondus, le titre qui a battu tous les records fut « L’économie a de beau seins », sous la plume de l’admirable Arianne Dayer. Parmi mes chroniques, « L’esprit olympique et la pornographie » a reçu la médaille d’or.
Même constat dans une expérience de video à la demande que nous menons à Genève. Tous les titres ambigus sont consultés en primeur. La palme? Un « A Bon Entendeur » sur les « Hard Discount ». Le premier mot a suscité des envies et fait des ravages. Eh oui, parfois, c’est la réalité qui est la plus dure…

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Couvrez ce sein que je ne saurais voir…

Ca devait arriver: vous pouvez désormais « nettoyer » vos DVD, les purger de toutes les scènes que vous condièrez comme choquantes et offensives.  » C »est assez simple, ou vous défendez le fait que c’est votre responsabilité de faire des choix ou vous acceptez qu’un réalisateur les fassent pour vous et vous les impose jusque dans votre living room » résume le CEO de ClearPlay . Son lecteur de DVD vous permet donc d’expurger les scènes violentes, le language vulgaire et les scènes de Q des productions d’Hollywood. Que dire de plus? Verrons-nous un jour où nous serons capable d’effacer nos propres mémoires?

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Uploader son cerveau sur le réseau. Un jour peut-être.

« Ca n’est pas irréaliste de penser que d’ici à 2050, nous serons capables de uploader nos cerveaux sur une machine. » La prédiction ne vient pas de n’importe qui, mais en l’occurence du patron de la recherche de BT, British Telecom. Ian Pearson a des lettres de noblesse: il est mathématicien et physicien et, à 44 ans, passe pour l’un des plus brillants futurologue de sa génération. Bon, il concède tout de même que cette forme d’immortalité dont il parle sera dans un premier temps réservée aux élites en raison de son coût. « Mais en 2070, 2080, ça ce sera popularisé. » Sur easybrain.com peut-être.

Pearson a fait ses prédictions dans le quotidien anglais The Observer a l’occasion du lancement de la PS3 de Sony.  » En terme de sophistication, cette machine est à 1% environ des capacités de notre cerveau  » dit Pearson. « Mais par rapport aux ordinateurs d’il y a dix ans, c’est un super computer. Elle est 35 fois plus puissante que la génération précédente des consoles. La PS5 aura vraisemblalement la puissance de calcul de notre cerveau. »

Dans l’immédiat, Pearson envisage assez rapidement un monde d’intelligence ambiente, ou l’ordinateur sera à la fois invisble et omniprésent (pervasive computing). Et capable d’émotions. Je suis persuadé que nous serons capables de développer des machines dotés d’émotions affirme Perason. « Je veux faire en sorte que l’avion dans lequel je vole ait davantage peur que moi de se crasher afin qu’il s’assure que quoi qu’il arrive il continue de voler » dit-il. Ca, c’est pour 2020.

Et pour demain? Philips devrait lancer d’ici un à deux ans un écran souple d’un milimètre d’épais. A porter autour du bras. Ou du front.? Cool, baby,cool.

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The World Is Flat / Le Monde est plat

C’est le titre du dernier livre de Thomas Friedman, mégastar-chroniqueur de politique étrangère au New York Times. Assassiné par « The Economist » qui l’a qualifié « d’épouvantable ratage » le bouquin de Friedman entend vulgariser la globalisation, la raconter dans une suite de reportages sur le terrain, au travers des choses vues. Rien de très nouveau effectivement, mais n’en déplaise aux donneurs de leçon de la City londonienne, du très bon reportage quand même; c’est vrai que Thomas Friedman a les moyens. Après tout, quel journaliste a comme lui encore le luxe de se promener dans le monde entier sans aucune limite de temps ou de budget ? J’ai donc passé outre les exhortations de « The Economist » à épargner le prix d’une assiette du jour au profit d’autres ouvrages plus experts. J’ai lu Friedman. C’est certes inégal, parfois répétitif. Mais son récit de la montée de la Chine et de l’Inde m’a laissé une fois de plus très songeur : je me demande si l’éducation que reçoivent mes filles est la bonne? Si la Suisse aguerri suffisamment ses générations futures pour assurer leur avenir. Il y a ici , malgré tout, une mollesse, une étroitesse qui me paraissent incompatibles avec l’obligation d’exceller pour vivre dans ce monde si compétitif.