Dans le débat journalistique d’aujourd’hui, un consensus commence cette fois à émerger : les blogues ne disparaîtront pas. Bien au contraire, leur développement, quantitatif et surtout qualitatif, se poursuit. Autrement dit, penser les médias aujourd’hui, ou plus justement la liberté d’expression et le journalisme, c’est penser les blogues. Cela est d’autant plus vrai que leur avènement est bien évidemment global. Dans les pays démocratiques, les blogs consacrés aux médias jouent souvent un rôle d’appel à la transparence. Dans les pays autoritaires, ils offrent un instrument puissant à la dissidence. Un récent papier de la BBC Online fait bien le tour de la question, peu après la condamnation d’un blogueur en Iran à 14 ans de prison.

Plus encore que sur le net, la question de la véri (raci) té se pose donc à nous avec urgence. Les médias blogs ont en effet souvent pour ambition — c’est le cas aux E.U en tout cas — « d’informer ». Leurs auteurs demandent même que leur soient offertes les mêmes libertés constitutionnelles et légales que la presse et les médias certifiés. Il y a assurément désarroi dans la profession journalistique et ça se comprend. En l’état, l’idée avancée selon laquelle pour marquer leur différence les médias traditionnels devraient commencer par mettre en avant leurs propres règles de fonctionnement me semble une manière judicieuse de contribuer au débat sans le clore.

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